Dans la nuit de vendredi à samedi, les Bruxellois les plus précarisés ont été victimes d’un nouveau jeu du Parti Socialiste. En bloquant l’indispensable réforme d’Actiris et de l’accompagnement des demandeurs d’emploi à Bruxelles, le PS et Ecolo organisent le KO.
Alors que le Parlement bruxellois devait voter une réforme importante concernant Actiris, afin de renforcer l’accompagnement et le contrôle des demandeurs d’emploi, Ecolo et le PS ont préféré modifier le texte par 12 amendements déposés le matin-même, pour qu’il ne soit plus applicable. Leurs votes et ceux d’un seul élu, Fabian Maingain, ont fait pencher la balance : Bruxelles ne pourra pas aider les chercheurs d’emploi.
Clémentine Barzin, Cheffe de groupe dénonce : «La gauche n’avait qu’un seul but : empêcher une réforme. Par des changements de texte successifs, ils ont rendu la situation chaotique. Le PS et les Ecolo ne veulent ni améliorer Bruxelles, ni aider les Bruxellois à trouver un emploi. Le maintien de la précarité est leur seul leitmotiv.»
In fine, la technique du chaos du PS et des Ecolo visant à dénaturer le texte, a forcé les auteurs (MR-DéFI-Les Engagés-Anders-CD&V) de celui-ci à ne plus soutenir leur propre résolution.
Par ailleurs, le MR bruxellois dénonce plusieurs manœuvres politique de chaos : à trois heures d’une commission, le jeudi 5 février, le PS a imposé qu’un de ses textes soit voté. A cela s’ajoute la mise à l’agenda le 6 février, par le PS et Ecolo, de textes qui n’ont aucune force de loi et n’ont comme seul objectif que d’invectiver le fédéral.
«La gauche ne se soucie que des postures politiques, pas des problèmes des Bruxellois, à l’image de la mise à l’emploi. La lutte contre le chômage n’est pas la priorité d’une partie du gouvernement, qui a fait de celui-ci son fonds de commerce» ajoute Clémentine Barzin.
Le Parlement sera à nouveau pris en otage les 9 et 10 février par le refus d’Ahmed Laaouej (PS) et de Jamal Ikazban (PS) de réunir leurs commissions respectives malgré des discussions qui devaient se tenir sur des textes parlementaires.
Alors que les affaires courantes se poursuivent, le message est clair : le PS ne veut soutenir que le statu quo.
Après ce triste spectacle, ils se sont applaudis en séance.

