Sécurité en soirée : le MR propose l’arrêt à la demande dans les bus de la STIB

À Bruxelles, le sentiment d’insécurité est une réalité, en particulier en soirée. Trop souvent, ce sentiment influence les déplacements et va même jusqu’à dissuader l’utilisation des transports publics. Face à ce constat, le MR Bruxelles, par la voix de la députée Anne-Charlotte d’Ursel, soutenue par DéFI, a déposé au Parlement bruxellois une proposition de résolution visant à instaurer l’arrêt à la demande dans les bus de la STIB.

Une mesure simple et concrète

Ce dispositif permettrait aux voyageurs de demander au chauffeur de s’arrêter entre deux arrêts existants, sans changer d’itinéraire et uniquement en soirée. Un projet pilote est envisagé à partir de 22h en été et de 20h en hiver, jusqu’à la fin du service.

L’objectif est de réduire la distance à parcourir à pied après la descente du bus. Quelques centaines de mètres peuvent suffire à faire basculer le sentiment de sécurité.

Les femmes en première ligne face à l’insécurité

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Si les femmes représentent 55 % des usagers des transports publics en journée, elles ne sont plus que 35 % en soirée. Par ailleurs, 42 % des femmes à Bruxelles adaptent leur comportement dans l’espace public en raison du sentiment d’insécurité.

« Trop de femmes évitent les transports publics le soir, par peur. Un service public digne de ce nom doit rester accessible à toutes et tous, à toute heure. L’arrêt à la demande n’est pas une révolution coûteuse, c’est une mesure pragmatique et de bon sens », souligne Anne-Charlotte d’Ursel.

Cette mesure bénéficierait également à d’autres publics vulnérables : personnes âgées, parents seuls ou personnes à mobilité réduite.

Une solution déjà testée ailleurs

L’arrêt à la demande n’a rien d’utopique. Des villes comme Paris, Lyon, Nantes, Berlin ou encore Montréal l’appliquent déjà. Les retours d’expérience montrent un usage limité mais très ciblé, sans impact notable sur la régularité du service ni coût supplémentaire pour l’opérateur.

À Bruxelles aussi, le dispositif serait encadré. Les chauffeurs conserveraient un rôle central et recevraient une formation spécifique pour évaluer, au cas par cas, les lieux de descente les plus appropriés : zones bien éclairées, visibilité suffisante, sécurité de la circulation et accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.

Une vision globale de la mobilité et de la sécurité

Pour le MR Bruxelles, la sécurité ne se limite pas aux discours ou aux annonces. Elle passe aussi par des politiques de mobilité intelligentes, ancrées dans le vécu des Bruxellois.

« Lutter contre l’insécurité passe aussi par des politiques de mobilité intelligentes, qui tiennent compte des réalités vécues, notamment par les femmes. Garantir l’accès aux transports publics y compris le soir, c’est défendre la liberté de circuler en sécurité », conclut Anne-Charlotte d’Ursel.