La Commission communautaire française (COCOF) a adopté son budget 2026, une première depuis près de deux ans, puisque ce budget couvre une année complète, mettant fin à une période prolongée de gestion sous crédits provisoires. Cette évolution n’est pas anodine : elle permet de redonner de la visibilité à l’action publique mais aussi de restaurer la confiance des nombreux acteurs de terrain qui dépendent directement des politiques menées par la COCOF.
Le député et chef de groupe MR pour la COCOF Gaëtan Van Goidsenhoven souligne : « Après de longs mois d’incertitude, nous disposons enfin d’un cadre budgétaire clair et complet. C’était indispensable pour les acteurs de terrain comme pour les bénéficiaires. »
Une trajectoire responsable et maîtrisée
Avec 641,7 millions d’euros de recettes, ce budget offre une vision sincère et complète des moyens de la COCOF. Il s’inscrit dans une trajectoire budgétaire visant un retour à l’équilibre à l’horizon 2029, avec 13,35 millions d’euros d’efforts budgétaires engagés dès à présent. Ces efforts reposent notamment sur une meilleure maîtrise des dépenses dans l’administration et des choix assumés en matière de gestion publique.
Le MR a pleinement pris ses responsabilités dans cette démarche, fidèle à la ligne qu’il défend depuis de nombreuses années : une gestion responsable des finances publiques, condition indispensable pour garantir la pérennité des politiques sociales. Cette approche vise à éviter de reporter les difficultés sur les générations futures, tout en maintenant un niveau de service élevé pour les citoyens. Le député Van Goidsenhoven insiste : « Le véritable courage, c’est de dire la vérité et de poser des choix responsables pour garantir l’avenir de nos politiques ».
Des investissements maintenus au cœur des priorités
Malgré un contexte budgétaire contraint, ce budget ne sacrifie pas les priorités essentielles. Au contraire, il confirme la volonté de maintenir des investissements ciblés dans les politiques qui structurent le quotidien des Bruxellois. Enseignement, santé, inclusion, formation ou encore culture restent au cœur de l’action publique, avec une attention particulière portée aux publics les plus fragilisés.
Cette stabilité est importante pour de nombreux secteurs qui ont besoin de visibilité pour fonctionner efficacement. Elle permet également de garantir la continuité des services et d’éviter des ruptures qui pourraient fragiliser davantage certaines populations déjà exposées à des difficultés sociales ou économiques.
Formation et emploi : un levier d’émancipation renforcé
La formation professionnelle constitue l’un des axes majeurs de ce budget, avec des moyens portés à plus de 92 millions d’euros, soit une augmentation de plus de 3 millions d’euros par rapport à 2024. Cet investissement traduit une conviction forte : l’accès à l’emploi reste le principal levier d’émancipation individuelle et de cohésion sociale.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : une formation qualifiante permet de faire passer les chances d’accéder à l’emploi de 53,9 % à plus de 70 %. Derrière ces statistiques, ce sont des milliers de parcours de vie qui peuvent être relancés. Le développement de la formation en alternance, ainsi que le renforcement des Pôles Formation Emploi, permettent de mieux connecter les chercheurs d’emploi aux besoins concrets du marché du travail, notamment dans les métiers en pénurie.
Inclusion et handicap : un engagement qui se poursuit
Le budget confirme également un engagement fort en faveur des personnes en situation de handicap. Le service PHARE demeure un pilier essentiel de cette politique, avec un maintien des investissements permettant d’assurer la continuité et la qualité des services proposés.
Des efforts particuliers sont consentis pour améliorer la prise en charge de l’autisme, renforcer le soutien aux aidants proches et accompagner le développement des entreprises de travail adapté. Ces dispositifs contribuent à rendre l’inclusion plus concrète et à garantir que chacun puisse trouver sa place dans la société, au-delà des principes.
Transport scolaire : vers un service plus fiable
Le transport scolaire spécialisé, qui concerne plus de 3.000 enfants à Bruxelles, fait également l’objet d’améliorations importantes. Les difficultés rencontrées par les familles, notamment en cas d’annulation ou de trajets trop longs, sont prises en compte. Le déploiement de l’application SUIVO représente à cet égard une avancée significative. En permettant un suivi en temps réel et une gestion plus intégrée des trajets, cet outil contribue à améliorer la qualité du service, la sécurité et la communication avec les familles et les établissements scolaires.
Santé, prévention, bien-être, petite enfance et égalité des chances
La santé et en particulier la santé mentale, s’impose aussi dans ce budget. L’approche retenue vise à renforcer la première ligne de soins, à soutenir les structures ambulatoires et à développer des campagne de prévention plus efficaces.
Le budget confirme également une amélioration de l’accueil de la petite enfance. Le développement des crèches est identifié comme un levier essentiel pour favoriser l’accès à l’emploi, en particulier pour les femmes, qui restent encore majoritairement pénalisées par le manque de solutions de garde.
Au-delà de cet enjeu, investir dans la petite enfance, c’est aussi agir en faveur de l’égalité des chances dès le plus jeune âge. En offrant un cadre stable et de qualité aux enfants, ces politiques contribuent à réduire les inégalités et à renforcer la cohésion sociale à long terme.
Une vision pour Bruxelles et la francophonie
Enfin, ce budget réaffirme le rôle central de la COCOF dans le rayonnement de Bruxelles en tant que capitale francophone et carrefour culturel. La promotion de la langue française, le soutien à la culture et l’accès à l’éducation constituent des axes structurants de cette ambition.
Dans un contexte international et urbain de plus en plus concurrentiel, cette dimension est fondamentale pour maintenir l’attractivité de Bruxelles et renforcer son rôle de passerelle entre différentes cultures et réalités.
Un cap pour les années à venir
Ce budget 2026 ne se limite pas à une remise en ordre des finances : il constitue une véritable base de relance, permettant à la COCOF de se projeter à nouveau dans une action publique stable, lisible et tournée vers l’avenir. Il ouvre de nouvelles perspectives en conciliant responsabilité budgétaire et maintien des ambitions sociales.
De par l’adoption de cette feuille de route, le MR réaffirme sa volonté de mener une politique à la fois responsable et engagée, capable de répondre aux défis actuels tout en préparant l’avenir. Comme le résume Gaëtan Van Goidsenhoven: « Ce budget marque un tournant : il nous permet de sortir de l’incertitude, de retrouver de la stabilité et surtout de rouvrir des perspectives concrètes pour les Bruxelloises et les Bruxellois. »

