Lors de l’examen du budget 2026 au Parlement bruxellois, la cheffe de groupe MR Loubna Azghoud a livré une intervention forte face au ministre des Finances Dirk De Smedt. Entre lucidité sur la situation critique de la Région et détermination à redresser les comptes, elle a rappelé le rôle moteur du MR dans ce tournant budgétaire attendu depuis longtemps.
« Enfin, Bruxelles dispose d’un budget ». C’est le message central porté par Loubna Azghoud, qui a salué une étape essentielle après de longs mois d’incertitude marqués par les crédits provisoires. Pour le Mouvement Réformateur, ce budget 2026 constitue bien plus qu’un exercice technique : il marque le retour à une gestion responsable et assumée.
Dès l’entame de son intervention, la cheffe de groupe MR a tenu à souligner le travail accompli en un temps record par le gouvernement Dilliès, formé à peine quelques semaines plus tôt. « Nous sommes enfin réunis pour analyser un budget que nous appelions de nos vœux depuis longtemps », a-t-elle insisté, mettant en avant la nécessité de restaurer la prévisibilité pour les acteurs bruxellois.
Mais Loubna Azghoud n’a pas éludé la réalité : la situation budgétaire de la Région est extrêmement préoccupante. Avec une dette atteignant 16 milliards d’euros et un déficit de plus d’un milliard, Bruxelles paie aujourd’hui le prix de plus de deux décennies de mauvaise gestion durant lesquelles le MR était dans l’opposition. Une situation que le MR refuse de prolonger.
« Il n’est plus possible d’expliquer aux Bruxellois que nous dépensons durablement de l’argent que nous n’avons pas », a-t-elle martelé, appelant à un sursaut collectif basé sur le sens des responsabilités.
Dans ce contexte, elle a salué une trajectoire claire : un retour à l’équilibre en 2029, avec un premier signal fort dès 2026 grâce à un déficit ramené sous le milliard. Une amélioration significative qui crédibilise l’action du gouvernement et envoie un message de sérieux tant aux citoyens ainsi qu’à tous les acteurs concernés.
Contrairement aux discours alarmistes de certains, Loubna Azghoud a tenu à réfuter les accusations d’austérité. Le choix posé est celui de la responsabilité : 80 % de l’effort repose sur une meilleure maîtrise des dépenses publiques : optimalisation de l’administration, rationalisation des frais de fonctionnement, contrôle des subsides ; tandis que le MR maintient une ligne claire : aucune nouvelle taxe pour les Bruxellois.
Au cœur de cette transformation, la réforme de l’administration occupe une place centrale. Trop longtemps fragmentée, gangrénée par des doublons ou triplons, inefficace et coûteuse, elle doit devenir plus lisible, plus performante et recentrée sur ses missions essentielles. « Le temps des structures empilées comme des couches de lasagne administrative est révolu », insiste la cheffe de groupe.
Loubna Azghoud a également insisté sur la nécessité de s’attaquer à des postes de dépenses longtemps ignorés, comme les coûts informatiques ou la gestion de certains organismes publics. Transparence, efficacité et résultats concrets devront désormais guider chaque euro dépensé.
Dans le même esprit, elle a réaffirmé l’exigence du MR en matière de rigueur et de transparence dans les politiques publiques, en particulier pour le logement social et les grandes structures régionales. Cette exigence s’inscrit notamment dans le suivi de mécanismes de financement importants, de près de 790 millions d’euros (400 millions pour la SLRB, 180 millions pour Vivaqua, 150 millions pour Confex, c’est-à-dire le projet NEO, et 60 millions pour le projet Kanal), ce qui appelle une évaluation stricte de leur efficacité et de leur soutenabilité.
Au-delà des chiffres, ce budget est un test de crédibilité pour le nouveau gouvernement. Un test que le MR entend relever avec détermination, en assumant un rôle exigeant mais constructif.
En conclusion, Loubna Azghoud a rappelé l’ambition qui guide son engagement et celui du MR : « Nous voulons remettre Bruxelles sur les rails sans alourdir la pression fiscale des citoyens. Cela implique une maîtrise rigoureuse des dépenses et la garantie que chaque euro engagé serve réellement l’intérêt des Bruxelloises et des Bruxellois. C’est une exigence de responsabilité, de crédibilité, d’équilibre et d’efficacité. Nous faisons le choix du sens des responsabilités, de l’esprit d’État et de la sincérité budgétaire. », a-t-elle affirmé, résumant la ligne du Mouvement Réformateur.
Avec ce budget 2026, le cap est fixé. Le MR est de retour aux commandes et entend remettre Bruxelles sur la voie du sérieux budgétaire, de l’efficacité publique et de la confiance retrouvée.

