Le 8 mars, Journée Internationale des droits des femmes, n’est pas une date symbolique parmi d’autres. C’est une invitation à regarder en face ce qui a changé et ce qui reste à construire. Au Mouvement Réformateur, cette journée ne se résume pas à un slogan : elle se lit dans les actes, les mandats assumés et les réformes portées tout au long de l’année par des femmes qui, par leurs actions, façonnent Bruxelles.
Car dans la capitale de l’Europe, traversée par des défis budgétaires, institutionnels et sociaux majeurs, les femmes libérales ne commentent pas l’actualité : elles la font. Elles occupent des fonctions clés dans les conseils et collèges communaux, Parlement régional, au gouvernement bruxellois, au niveau fédéral et européen. Elles portent des dossiers exigeants. Et elles incarnent un libéralisme de responsabilité, humain, ancré dans le réel, orienté vers les résultats, refusant les postures au profit des solutions.
Elles sont, pour nombreuses et nombreux d’entre nous, tant des modèles que des sources d’inspiration. Arrêtons-nous sur certaines d’entre-elles, a qui nous avons aussi demandé ce qu’évoque cette date symbolique.
Sophie Wilmès : le roc dans la tempête
Première femme à avoir exercé la fonction de Première ministre en Belgique, aujourd’hui Vice-Présidente du Parlement européen, Sophie Wilmès incarne une manière de faire de la politique fondée sur la responsabilité, la mesure et le sens du service.
De Rhode-Saint-Genèse aux plus hautes fonctions de l’État, elle a assumé des choix difficiles, dont la conduite du pays à travers la crise du COVID-19, sans jamais céder à la facilité des postures. Présidente du MR Périphérie bruxelloise, elle reste profondément attachée à Bruxelles et à sa région métropolitaine. Gouverner, pour elle, c’est dire la vérité sur les finances publiques, protéger les plus vulnérables sans hypothéquer l’avenir, et défendre en Europe comme en Belgique une ligne claire : démocratie solide, économie responsable, institutions qui respectent la parole donnée.
Sophie Wilmès réagit : « La date du 8 mars permet de mettre, sur le devant de la scène, la question des droits des femmes. Mais ces combats ne durent pas le temps d’une journée. Ils se mènent chaque jour à travers des actions concrètes. C’est le cas au Parlement européen qui, rien que ces dernières semaines, à façonner la Stratégie pour l’Égalité des genres 2025-2030; a soutenu l’initiative citoyenne « My Voice, My Choice » ou encore a réitéré son engagement en faveur des droits des femmes dans le monde, comme en Iran par exemple. En tant que Vice-présidente, j’ai aussi travaillé activement au nouveau Gender Action Plan et sa feuille de route pour faire de cette institution qui un modèle en la matière, en Europe et au niveau international. Plus d’égalité, c’est plus de liberté et d’émancipation. Et ce, au bénéficie de la société dans sa globalité. »
Hadja Lahbib : la voix internationale de Bruxelles
Journaliste de formation devenue ministre, puis Commissaire européenne chargée de l’Égalité, de l’État de préparation et de la Gestion des crises, Hadja Lahbib incarne un libéralisme ouvert sur le monde et intransigeant sur les valeurs démocratiques.
Elle porte une attention particulière au rôle de Bruxelles comme ville-monde : carrefour de cultures, siège des institutions européennes et de l’OTAN, symbole vivant de la démocratie libérale. Défendre Bruxelles, pour elle, c’est défendre une certaine idée de l’Europe, ouverte, protectrice des libertés, capable de parler à toutes et tous.
Hadja Lahbib ajoute : « En 2026, être une femme, c’est encore vivre dans un état d’alerte permanent.
La vigilance ? Elle ne nous quitte pas. Dans la rue, sur les réseaux sociaux, dans l’intimité de la vie.
Cette réalité, je l’ai placée au cœur de la stratégie pour l’égalité, lancée cette semaine. En tant que commissaire à l’égalité, j’ai travaillé à une stratégie qui prend tous les aspects de la vie en compte en activant les leviers adéquats : traquer la violence en ligne, responsabiliser les plateformes, booster l’accès aux soins de santé pour les femmes, équilibrer les salaires et lutter contre les stéréotypes dans les carrières professionnelles… avec les garçons et les hommes, car ils font pleinement partie de la stratégie. Un monde plus équilibré bénéficie tant aux femmes qu’aux hommes. Car l’égalité se construit ensemble. »
Éléonore Simonet : donner des ailes à celles et ceux qui entreprennent
Ministre fédérale des Classes moyennes, des Indépendants et des PME au sein du gouvernement fédéral, Éléonore Simonet fait de la défense de celles et ceux qui entreprennent le cœur de son action.
Sa conviction : Bruxelles a besoin d’une économie vivante, portée par ses classes moyennes et ses indépendants. C’est là que se créent l’emploi, l’innovation et la mobilité sociale. Simplifier et rendre l’environnement plus prévisible et plus juste pour les entrepreneurs, c’est ouvrir des perspectives réelles aux jeunes Bruxelloises et Bruxellois qui veulent construire leur avenir ici.
Eléonore Simonet souligne : « Le 8 mars est pour moi l’occasion de rappeler une évidence : les femmes façonnent le monde. Elles innovent, créent, entreprennent et contribuent chaque jour à faire avancer notre société.
En tant que Ministre des Indépendants, je m’engage au quotidien pour que les femmes entrepreneuses rencontrent moins d’obstacles sur leur chemin, notamment lorsqu’il s’agit de concilier vie professionnelle et vie privée.
Parce qu’aucune femme ne devrait avoir à choisir entre construire une famille et construire une entreprise. »
Viviane Teitelbaum : la détermination chevillée au corps
La Sénatrice Viviane Teitelbaum s’est imposée, au fil des années, comme l’une des voix les plus constantes et les plus engagées en faveur des droits des femmes au sein du MR et en Belgique. Son combat ne relève ni de l’effet de mode ni du simple affichage politique : il s’inscrit dans un parcours structuré, cohérent et profondément ancré dans des convictions laïques et universalistes assumées.
Pour Viviane Teitelbaum, la défense des droits des femmes constitue une condition sine qua non d’une démocratie véritablement aboutie. L’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas un chapitre parmi d’autres des politiques publiques : elle en est le baromètre, le révélateur du degré d’exigence d’une société envers elle-même.
Actuelle présidente européenne du Conseil International des Femmes elle a été Cofondatrice et présidente de l’Observatoire féministe des Violences Faites aux Femmes, présidente durant 8 ans du Conseil des Femmes Francophones de Belgique, ainsi que du Lobby Européen des Femmes. À chaque étape de son engagement, elle a défendu une vision exigeante : celle d’une société où l’égalité n’est pas négociable, où l’émancipation des femmes participe pleinement à la cohésion sociale et où la lutte contre toutes les formes de violences constitue une priorité politique.
Viviane Teitelbaum insiste : « Le 8 mars est une journée de mobilisation et de responsabilité, c’est une boussole qui nous rappelle que l’égalité n’est jamais acquise et qu’une démocratie ne peut être pleinement libre tant que les femmes ne le sont pas totalement. L’égalité est une exigence, et est un combat qui traverse toutes les sensibilités démocratiques. »
Valérie Glatigny : l’excellence comme horizon
Ministre de l’Éducation à la Fédération Wallonie-Bruxelles, Valérie Glatigny porte une vision fondée sur une conviction simple : l’émancipation passe par le savoir.
Renforcer la qualité de l’enseignement, accompagner les parcours des élèves, soutenir les adultes en reprise d’études, revaloriser le métier d’enseignant : pour elle, la prospérité bruxelloise se construit d’abord dans les classes. Exiger davantage aujourd’hui, c’est offrir plus d’opportunités demain. Avec le travail, le savoir est une des clés de l’émancipation des individus.
Valérie Glatigny raconte : « Quand j’étais enfant, à l’école, j’entendais des gens dire des choses comme “Les filles sont plus littéraires, les garçons sont matheux”, ou encore “Un vrai garçon ne pleure pas dans la cour de récré.”
Aujourd’hui, nous reconnaissons l’importance de lutter contre les stéréotypes à l’école. Parce que l’égalité ne commence pas dans les lois. Elle commence dans la salle de classe. C’est une graine plantée à l’école. »
Audrey Henry : réformer avec méthode
Première femme bourgmestre de Schaerbeek avant de rejoindre l’exécutif bruxellois, Audrey Henry incarne l’exigence de l’action publique. Les compétences qui lui sont confiées touchent directement au quotidien des Bruxelloises et des Bruxellois : propreté de l’espace public, aménagement du territoire, cohérence des décisions à l’échelle de toute la Région.
Pour la Secrétaire d’État, moderniser Bruxelles, c’est assumer des choix plutôt que de gérer l’existant. C’est rendre la ville plus lisible, plus propre, plus vivable pour toutes et tous.
Audrey Henry souligne : « La politique, c’est avant tout agir pour les autres. Cela commence aussi dans l’espace public : la manière dont nous pensons nos rues, nos quartiers et notre ville. À Bruxelles, je souhaite dessiner un espace public où les femmes ont pleinement leur place. »
Loubna Azghoud : l’autonomie financière des femmes comme mission
Députée, cheffe de groupe au Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, Loubna Azghoud incarne une génération politique qui refuse l’immobilisme. Son message est constant : Bruxelles a tout pour réussir. Un gouvernement, un cap clair, la volonté de remettre la Région en mouvement et d’ouvrir le champ des possibles.
Femme engagée depuis de nombreuses années pour l’égalité, l’émancipation et l’autonomie financière des femmes, Loubna porte au Parlement un combat clair : faire du travail et de l’entrepreneuriat de véritables leviers de liberté. Car derrière les progrès, la réalité reste préoccupante. En Belgique, 26 féminicides ont été recensés récemment et une personne sur trois a déjà été victime de violences entre partenaires au moins une fois au cours de sa vie. À cela s’ajoutent le harcèlement de rue, encore trop fréquent, et une précarité qui touche davantage les femmes. Elles sont aussi moins nombreuses à se projeter dans la création d’un patrimoine ou dans l’entrepreneuriat, alors même que l’indépendance économique est l’une des clés de l’émancipation. Pour la cheffe de groupe, les obstacles à l’initiative économique sont aussi des obstacles à l’épanouissement. C’est pourquoi elle défend une politique qui ouvre des opportunités concrètes aux femmes, en soutenant leur accès au travail, à l’entrepreneuriat et aux responsabilités.
« L’émancipation des femmes passe par leur sécurité, mais aussi par leur autonomie économique. Une femme libre, c’est une femme qui peut vivre, travailler, entreprendre et décider pour elle-même. »
Clémentine Barzin : la rigueur comme condition de la confiance
Dans une Région qui traverse une période d’instabilité, Clémentine Barzin tient le cap de la responsabilité budgétaire. Ancienne cheffe de groupe au Parlement bruxellois, elle a fait de la vigilance financière et du contrôle de l’exécutif un marqueur de son engagement.
Elle dénonce les dérives, les budgets frivoles et les promesses non-financées, rappelant qu’une Région ne peut durablement vivre au-dessus de ses moyens. Séance après séance, elle exige la transparence, la sincérité des chiffres et l’efficacité de la dépense publique, parce que la bonne gestion est la première condition de la confiance des citoyens.
Clémentine Barzin confie « Je me réjouis que ce nouveau gouvernement bruxellois, composé de libéraux, ait mis un point d’attention sur la promotion de l’approche du gender budgeting dans les dépenses publiques. Depuis le Parlement, je veillerai à ce que cette mesure se concrétise dans un maximum de projets. »
Valentine Delwart : négocier pour agir
Figure centrale du MR bruxellois, Valentine Delwart a été l’une des négociatrices clés dans les discussions qui ont permis de sortir la Région de l’impasse institutionnelle et budgétaire. Secrétaire générale du MR, elle a porté à la table une ligne constante : une Région qui dépense mieux, réforme ses institutions et assume des choix lisibles.
Aujourd’hui bourgmestre d’Uccle, elle transpose cette culture de la négociation exigeante dans la gestion locale : simplifier, responsabiliser, mettre chaque euro au service de résultats concrets. Pour elle, négocier n’est pas un exercice de communication, c’est un outil pour obtenir des accords solides, durables, à la hauteur du vote des Bruxelloises et des Bruxellois.
Valentine Delwart appuie : « Le combat pour l’égalité ne se mène pas seulement le 8 mars. Partout, chaque jour, des femmes se battent pour leurs droits. Cette journée est pour moi l’occasion de rappeler que nous devons continuer à faire de l’égalité une réalité concrète. C’est un combat universel qui doit toutes et tous nous rassembler. »
Dans un contexte budgétaire fragile et institutionnellement complexe, ces femmes portent chaque jour une vision cohérente et courageuse. C’est ce libéralisme-là, exigeant, concret, tourné vers l’avenir, qu’elles incarnent chaque jour pour Bruxelles. Mais incarner ne suffit pas à dire ce qu’elles font vraiment : elles sont les artisanes du redressement bruxellois, celles qui traduisent les convictions en actes, les débats en réformes, les ambitions en résultats.
Par leur engagement, leur rigueur et leur détermination, elles sont aussi devenues une source d’inspiration pour de nombreuses Bruxelloises et de nombreux Bruxellois. Dans un monde politique où le chemin reste malheureusement plus exigeant pour les femmes, leur parcours témoigne de ce que la persévérance, la compétence et la conviction peuvent accomplir. Au-delà des sensibilités politiques, elles sont sans aucun doute des modèles, non seulement pour les libéraux, mais pour toutes celles et ceux qui croient en l’engagement public et en la capacité de Bruxelles et de la Belgique à avancer. Et si leur exemple montre le chemin parcouru, il rappelle aussi que le combat pour une meilleure représentation et une égalité pleine et entière continue.

