Martin de Brabant hausse le ton: sans gouvernement bruxellois, les ALE sont laissées dans l’incertitude

Quand la politique piétine, ce sont toujours les travailleurs et les communes qui en paient le prix. Dans les colonnes du journal Le Soir, Martin de Brabant (MR), échevin de l’Emploi à Schaerbeek, prend position sans détour : l’absence de gouvernement bruxellois met en danger les Agences locales pour l’emploi (ALE), pourtant essentielles au bon fonctionnement des services de proximité.

« Il faut qu’il y ait au plus vite un gouvernement et un budget. Sur le terrain, on fait le travail, mais sans vision ni décisions, on avance à l’aveugle », alerte Martin de Brabant.

Les ALE : utiles, indispensables… mais menacées

Les ALE ne sont pas un détail administratif. Elles permettent à des milliers de personnes de rester actives tout en assurant des missions indispensables, notamment dans les garderies scolaires, qui permettent chaque jour à des parents de travailler sereinement.

Avec la réforme fédérale du chômage, assumée et portée par le MR, certaines personnes sortent du système d’allocations. Cette réforme est nécessaire : elle vise à remettre l’emploi au centre et à responsabiliser chacun.

Mais ce que dénonce Martin de Brabant, c’est l’absence totale d’anticipation à Bruxelles.
« Appliquer une réforme sans prévoir de solutions transitoires, c’est créer des problèmes là où il ne devrait pas y en avoir. On ne peut pas pénaliser les communes, les écoles et les familles par inertie politique. »

Le MR est clair : il ne s’agit pas de remettre en cause la réforme du chômage, mais d’éviter qu’elle ne produise des effets absurdes et injustes sur des dispositifs qui fonctionnent et rendent des services concrets.

Bruxelles bloquée, ailleurs, le MR agit

En Wallonie, le ministre MR de l’Emploi, Pierre-Yves Jeholet, a pris ses responsabilités. Un décret a été adopté afin de maintenir l’accès aux ALE pour les chercheurs d’emploi inscrits depuis au moins 12 mois, qu’ils soient indemnisés ou non, ainsi que pour les personnes dont l’employabilité est faible ou très faible. Une mesure pragmatique, centrée sur l’accompagnement vers l’emploi et la continuité des services.

À Bruxelles, près de 2.200 travailleurs sont actifs en ALE. Aujourd’hui, l’incertitude domine. Les communes ne savent pas comment garantir la continuité des services, les travailleurs ne savent pas de quoi demain sera fait, et les familles s’inquiètent pour l’organisation des garderies scolaires.
À Schaerbeek, la situation est particulièrement parlante : plus de 4.000 habitants perdront leurs allocations de chômage lors des prochaines vagues d’exclusion. Parmi eux, 81 personnes travaillent actuellement en ALE dans l’enseignement communal.

Pour Martin de Brabant, le message est limpide :
« Bruxelles ne peut pas se permettre de rester immobile. Il faut un gouvernement capable de décider, d’assumer des choix et d’agir dans l’intérêt des travailleurs et des services de proximité. »

En prenant la parole dans Le Soir, Martin de Brabant met le doigt là où ça fait mal : sans majorité, sans budget et sans décisions, Bruxelles s’enfonce dans l’attentisme. Le MR, lui, continue de défendre une ligne claire : des réformes responsables, oui — mais accompagnées de solutions concrètes, pragmatiques et respectueuses du travail de terrain.