Depuis plusieurs années, les Bruxellois font face à une réalité de plus en plus difficile : payer toujours plus pour un stationnement toujours plus rare. Sous couvert du « plan Good Move », le Gouvernement bruxellois a multiplié les suppressions de places de parking en voirie, sans mettre en œuvre les compensations pourtant promises. Dans de nombreux quartiers soumis à une forte pression de stationnement, la situation est aujourd’hui devenue intenable pour les habitants, les familles et les commerces de proximité.
Face à ce constat, à l’initiative de la députée Anne-Charlotte d’Ursel, le MR Bruxelles a déposé au Parlement bruxellois une proposition de résolution visant à mettre un terme à la suppression des places de stationnement dans les quartiers déjà saturés, tant qu’aucune stratégie crédible de compensation n’est mise en place.
Good Move : des promesses non tenues, une idéologie appliquée sans pragmatisme
Le Gouvernement régional s’était engagé à accompagner la réduction du stationnement en voirie par le développement de solutions alternatives, notamment hors voirie. Or, dans les faits, ces compensations sont largement absentes. Résultat : des rues vidées de leurs places, des habitants contraints de tourner pendant des dizaines de minutes, et des commerces qui voient leur clientèle fuir faute d’accessibilité.
Il est évident que pour le MR, le plan « Good Move » est devenu un dogme, appliqué sans tenir compte des réalités locales, ni des différences qui peuvent exister entre quartiers. Une politique de mobilité doit tenir compte des réalités de terrain et ne peut pas se résumer à supprimer, interdire et pénaliser, sans planification ni vision globale.
Une proposition de résolution pour objectiver et rééquilibrer la politique de stationnement
Portée par les députés Anne-Charlotte d’Ursel et Amin El Boujdaini, la proposition de résolution du MR poursuit plusieurs objectifs clairs et concrets :
- Établir un cadastre précis du nombre de places de stationnement supprimées et effectivement compensées à l’échelle régionale ;
- Réaliser une étude objectivée et actualisée, quartier par quartier, afin d’évaluer la pression réelle sur le stationnement et permettre un pilotage rationnel de la politique régionale ;
- Arrêter immédiatement toute nouvelle suppression de places de stationnement dans les quartiers déjà sous forte pression ;
- Garantir systématiquement des solutions de stationnement hors voirie lorsque des places sont supprimées en voirie ;
- Mettre en place une clé régionale de compensation, liant toute suppression à la création d’une offre alternative accessible, adaptée aux besoins locaux, dans des délais raisonnables et à une distance acceptable.
Comme le souligne Anne-Charlotte d’Ursel, il s’agit de restaurer l’équilibre entre qualité de vie, accessibilité et activité économique : « Supprimer des places de stationnement sans prévoir de solutions alternatives concrètes, c’est mener une politique idéologique et dogmatique, déconnectée de la réalité des Bruxellois. Le MR défend une meilleure qualité de l’espace public, tout en tenant compte des besoins des habitants et des commerces de proximité. Cette clé de compensation est indispensable pour restaurer l’équilibre au sein de la cité. »
De son côté, le député bruxellois Amin El Boujdaini alerte sur les conséquences économiques directes de cette politique : « Nous demandons l’arrêt immédiat de la suppression des places de parking dans les quartiers déjà sous forte pression. La stratégie actuelle du gouvernement Good Move accroît les tensions à Bruxelles et nuit gravement à la santé des commerces locaux. »
Pour le MR Bruxelles, la politique de stationnement ne peut pas devenir un outil punitif à l’encontre des riverains et des commerçants. Elle doit s’inscrire dans une approche pragmatique et équilibrée. La Région bruxelloise mérite une politique de mobilité réaliste et humaine, construite avec les citoyens et non contre eux. Le MR continuera à défendre une Région où la transition se fait avec bon sens, et non au détriment du quotidien des Bruxellois.

