La bonne gouvernance : une exigence démocratique, pas une option politique

Suite aux dernières actualités, notre cheffe de groupe MR au Parlement bruxellois, Loubna Azghoud, s’est exprimée pour rappeler que la confiance des citoyens dans les institutions ne se reconstruit ni par les discours ni par les slogans, mais par l’exemplarité, la transparence et une gestion irréprochable de l’argent public. Elle souligne l’urgence de réformer en profondeur certaines pratiques, en particulier dans le secteur du logement social, afin que chaque euro public soit utilisé de manière juste et efficace, au seul service des citoyens.

Les récentes révélations dans le secteur du logement social rappellent une réalité que beaucoup dénoncent depuis longtemps : certains modes de fonctionnement ont atteint leurs limites. Trop souvent, des institutions publiques ont été gérées selon des logiques d’influence politique plutôt que dans une culture de résultats, de contrôle et de neutralité.

Nous devons avoir le courage de changer cela.

La politique n’est pas une seigneurie moderne où certains élus distribueraient faveurs et privilèges en échange de fidélité. Les citoyens ne sont les sujets de personne. Un logement social, un subside ou une aide publique ne sont pas des cadeaux accordés par des responsables politiques. Ce sont des droits financés par l’argent de tous.

Nous sommes élus pour réformer, pas pour protéger le statu quo. Cela implique de revoir profondément la gouvernance de certaines structures publiques, notamment dans le logement social.

Il faut davantage de transparence dans les procédures, des contrôles indépendants renforcés, des nominations basées sur les compétences et une dépolitisation progressive des structures de gestion. Les institutions publiques doivent fonctionner au service des citoyens, pas au service d’équilibres partisans.

La bonne gouvernance n’est pas une obsession technocratique. Elle est une exigence démocratique.

Car une mauvaise gestion de l’argent public pénalise toujours les plus fragiles en premier. À Bruxelles, des milliers de familles attendent un logement digne depuis des années. Elles ont droit à un système juste, transparent et impartial.

La véritable justice sociale commence par là : garantir que les règles soient les mêmes pour tous, sans passe-droit, sans clientélisme et sans privilèges.

C’est cela, la vraie égalité des chances.

Le rôle du politique est de restaurer cette confiance. Avec des réformes concrètes. Avec du courage. Et avec une conviction simple : les institutions publiques appartiennent aux citoyens, jamais à des partis.

Loubna Azghoud
Cheffe de groupe au Parlement bruxellois