Certains commentaires relayés dans la presse dressent un tableau chaotique de la commission d’enquête parlementaire sur le Foyer anderlechtois relative aux dysfonctionnements dans l’attribution des logements sociaux. Le groupe MR au Parlement bruxellois tient à rétablir les faits : la commission produit des résultats concrets, dans un rythme soutenu et un cadre de confiance qui permet aux témoins de parler librement.
La commission d’enquête parlementaire est d’abord un outil rarissime : il s’agit seulement de la deuxième du genre dans l’histoire du Parlement bruxellois. Sa création traduit une volonté forte de faire toute la lumière sur les irrégularités constatées au sein du Foyer anderlechtois, sans se substituer aux autorités judiciaires, mais en remplissant pleinement le rôle de contrôle démocratique qui est celui du Parlement.
Présidée par Bertin Mampaka et à la vice-Présidence Aurélie Czekalski, sur le fond, les résultats sont au rendez-vous grâce à leur encadrement solide, avec efficacité et méthode. Comme le souligne la députée Clémentine Barzin, « ce qui est très important, c’est d’avoir des auditions les plus complètes possibles et d’échanger sur le fond avec les différents intervenants et témoins qui viennent. Ça, c’est au rendez-vous.«
Chaque séance apporte de nouveaux éléments : les intervenants se succèdent et viennent eux-mêmes formuler des recommandations sur ce qui doit changer. C’est exactement la mission que le Parlement a confiée à cette commission.
Parmi les témoignages les plus marquants, celui de Nathanaël Broodcoorens, délégué social, a été particulièrement révélateur. Il a décrit l’existence d’un véritable système d’omerta au sein du foyer Anderlechtois, expliquant pourquoi certains employés n’avaient pas spontanément transmis les informations à la SLRB. Sans la commission d’enquête, ces éléments n’auraient jamais été portés à la connaissance du Parlement ni de l’opinion publique.
Ce flux de révélations est rendu possible parce que la commission a instauré un cadre de confiance et de liberté d’expression pour les témoins. Plusieurs personnes entendues ont livré des informations qu’elles n’avaient jamais formulées auparavant.
Quant au rythme de travail, le groupe MR l’assume pleinement : « nous ne voulons pas des recommandations qui seraient couchées sur papier dans 18 mois » déclare Louis de Clippele. « Il y a une urgence à agir, à produire des conclusions concrètes, à garantir la transparence et à éviter tout risque de clientélisme dans la gestion des logements sociaux bruxellois ».
Si certains obstacles existent, comme le refus du Foyer anderlechtois de transmettre certains documents, encore dénoncé récemment par le député Amin El Boujdaini, ils confirment précisément pourquoi cette commission était nécessaire et pourquoi ses travaux doivent se poursuivre sans relâche.
Loubna Azghoud, cheffe de groupe : « avec mes collègues, nous avons obtenu cette commission d’enquête, et nous mettons la ligne pour avancer pleinement dans ces travaux, avec pour seule boussole la transparence, garantir l’égalité de traitement, la bonne gouvernance et l’intérêt des Bruxelloises et des Bruxellois ».

