Vandalisme au Stade Roi Baudouin : Florence Frelinx dit stop et envoie la facture

Le sport est une fête. Jeudi 14 mai, à l’issue de la finale de la Coupe de Belgique disputée au Stade Roi Baudouin, ce principe fondamental a une nouvelle fois été bafoué par une minorité de casseurs. Plus de 500 sièges détruits, des sanitaires dégradés, des graffitis sur les murs et un incendie allumé en tribune : le stade national a été laissé dans un état de désolation totalement inacceptable. Des dégâts qui font écho à ceux de l’année précédente, où près de 70 000 euros de réparations avaient déjà été nécessaires après une finale, et qui illustrent une réalité devenue insupportable : le vandalisme sportif n’est pas une fatalité, c’est un délit que la puissance publique doit combattre avec fermeté.

Florence Frelinx, Première Échevine de la Ville de Bruxelles en charge notamment des Sports et du Patrimoine public, a réagi avec clarté et détermination. Le message est sans ambiguïté : il n’est pas question que les Bruxelloises et les Bruxellois assument financièrement les conséquences d’actes commis par des individus venus vandaliser un bien qui appartient à tous. Comme l’année passée, la facture sera envoyée au club concerné. Les responsabilités doivent être assumées, non mutualisées. Une position de principe qui affirme que la tolérance zéro ne se négocie pas lorsqu’il s’agit de biens publics.

Il convient toutefois de ne pas faire d’amalgame. L’immense majorité des supporters présents ce soir-là était venue pour vivre un moment de passion collective, vibrer pour leurs couleurs et partager l’émotion d’une finale. Ces milliers de fans n’ont rien à voir avec les casseurs qui ont saccagé les tribunes. Ce sont eux les premières victimes de ces comportements, qui salissent l’image du football belge et ternissent des soirées qui devraient être synonymes de fête. Florence Frelinx a d’ailleurs tenu à saluer les agents de la Ville mobilisés dès le lendemain, les stewards et les supporters venus spontanément prêter main-forte pour le nettoyage du stade. Elle a également remercié le RSC Anderlecht pour l’aide proposée afin de remettre rapidement le stade en état.

Le Stade Roi Baudouin n’est pas un stade comme les autres. Il est le stade national, la maison des Diables Rouges, un lieu emblématique qui accueille les plus grands événements sportifs et culturels du pays. À ce titre, il mérite un respect absolu, quel que soit le résultat du match, quelle que soit la déception sportive. On peut comprendre la frustration d’une défaite. On ne peut jamais la justifier par le saccage d’une infrastructure publique. La déception se vit, elle ne se détruit pas.

Face à la répétition de ces incidents, la réponse doit être systématique et structurelle. La réforme de la loi football portée par le Ministre Bernard Quintin va dans le bon sens : meilleure identification des fauteurs de troubles, interdictions de stade plus efficaces, contrôles d’accès renforcés et responsabilisation accrue des clubs. Ces outils doivent désormais se traduire en sanctions rapides, fermes et effectives. Les responsables doivent être identifiés, poursuivis, tenus de payer les dégâts qu’ils ont causés et exclus des enceintes sportives. Le sport rassemble et élève. Ceux qui en font un prétexte à la destruction n’y ont tout simplement pas leur place.

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