Cette semaine, au parlement bruxellois, le dossier des titres-services est revenu au cœur des débats. Notre députée Clémentine Barzin a insisté sur la nécessité de garantir la soutenabilité de ce système, protecteur pour les aide-ménagères, et de respecter le principe interdisant le double subventionnement.
Ces dernières semaines, des actions ont été menées par les représentants des organismes d’insertion socioprofessionnelle et d’économie sociale d’insertion à l’attention du Gouvernement bruxellois.
La raison ? L’application d’un arrêté adopté en 2024, sous l’ancienne législature, rendant impossible le cumul entre les aides à l’emploi et les activités liées aux titres-services. En effet, en Région bruxelloise, 14 organismes mandatés en économie sociale d’insertion, dont la mission est de favoriser l’insertion professionnelle, sont actifs dans le secteur des titres-services.
Cette mesure concerne environ 300 aide-ménagères, pour lesquelles le gouvernement précédent n’avait prévu aucune mesure transitoire garantissant le maintien de leur emploi. Clémentine Barzin a eu l’occasion de rencontrer les acteurs du secteur et d’entendre leurs préoccupations. Elle déplore ce manque d’anticipation de la part de l’ancien exécutif et l’amnésie d’Ecolo pourtant représenté dans l’ancien gouvernement.
C’est pourquoi notre députée a salué la décision du ministre de l’Emploi et du gouvernement de mettre en place un mécanisme transitoire permettant à ces organismes de poursuivre leurs activités d’insertion dans le secteur des titres-services pendant encore 5 ans, tout en s’interrogeant sur l’impact financier et la soutenabilité d’une telle mesure.
En effet, la libérale a rappelé les conclusions éloquentes de la revue des dépenses commandée par le précédent gouvernement, qui mettaient en évidence une hausse alarmante des dépenses en matière de soutien aux entreprises sociales mandatées en insertion (ESMI).
« En l’espace de 5 ans, et en neutralisant l’inflation, les dépenses ont progressé de près de 50 %. Cela révèle certes un succès, mais aussi, rendons-nous à l’évidence, une dynamique budgétaire qu’il faut désormais maîtriser pour garantir sa soutenabilité. Les économies doivent être opérées avec discernement, mais elles doivent être opérées », a rappelé Clémentine Barzin en commission.
La députée a également replacé au cœur du débat la mission première de ces organismes mandatés en insertion et le public qu’ils doivent accompagner, à savoir des personnes éloignées de l’emploi, souvent vulnérables. Sans remettre en cause cette mission, la libérale a insisté sur la nécessité de mieux cibler ces aides à l’insertion.
« Un rapport d’IDEA Consult, en Wallonie, montre que la réalité est que toutes les aides-ménagères sont peu qualifiées au départ et que la proportion de personnes que l’on pourrait qualifier de plus défavorisées, encadrées dans les entreprises d’économie sociale, demeure limitée, de l’ordre de 10 % », ajoute Clémentine Barzin.
Si, de manière générale, le MR salue la mesure transitoire portée par le ministre bruxellois de l’Emploi, dans l’intérêt des aide-ménagères concernées, il rappelle l’importance d’améliorer le ciblage des aides à l’emploi, eu égard à la situation financière de la Région bruxelloise.
En région bruxelloise, les titres-services concernent 27.000 aide-ménagères et 450 entreprises. À côté du secteur conventionnel, largement majoritaire, 14 entreprises d’économie sociale encadrent environ 700 aide-ménagères.

