Le MR veut tourner la page de Good Move et remettre la fluidité au cœur de la mobilité

Le MR bruxellois entend profiter de l’évaluation de Good Move pour engager une révision en profondeur de la politique régionale de mobilité. Dans plusieurs articles parus cette semaine, son président régional David Weytsman et la députée Anne-Charlotte d’Ursel défendent une approche davantage centrée sur la fluidité, l’accessibilité de la capitale et un meilleur équilibre entre les différents modes de déplacement.

Good Move appelé à être remplacé

Pour le MR bruxellois, l’évaluation en cours de Good Move ne peut pas se limiter à quelques ajustements à la marge. Elle doit, au contraire, ouvrir la voie à une nouvelle politique régionale de mobilité.

David Weytsman et Anne-Charlotte d’Ursel défendent depuis plusieurs années le concept de « Fluid Brussels », fondé sur une meilleure circulation dans la capitale et une prise en compte plus équilibrée des différents usages de l’espace public.

Le MR estime que Good Move a trop souvent abordé la mobilité sous l’angle de la réduction de la place de la voiture, sans suffisamment tenir compte des réalités liées à l’accessibilité, au stationnement ou aux déplacements professionnels et familiaux. Les libéraux souhaitent dès lors profiter de la préparation du prochain plan régional de mobilité pour revoir plusieurs orientations prises ces dernières années.

L’objectif affiché n’est pas d’opposer les modes de transport, mais de permettre à chacun de se déplacer plus facilement à Bruxelles, qu’il utilise les transports en commun, le vélo, la marche ou la voiture.

Préserver l’accessibilité de Bruxelles

L’accessibilité de la capitale constitue l’un des principaux axes de cette réflexion. Pour le MR, Bruxelles doit rester facilement accessible depuis sa périphérie et ne peut multiplier les aménagements qui compliquent l’entrée ou la sortie de la ville.

L’avenue Louise est notamment citée comme un axe stratégique. Les libéraux souhaitent qu’elle conserve pleinement sa fonction de grande porte d’entrée de Bruxelles et qu’elle puisse absorber une partie importante du trafic automobile, plutôt que de reporter celui-ci vers les quartiers résidentiels avoisinants.

Plus globalement, le MR plaide pour une hiérarchisation plus claire des voiries : des grands axes capables d’absorber efficacement le trafic, tout en protégeant davantage les quartiers résidentiels.

Accélérer la rénovation des tunnels et des infrastructures

Autre priorité : l’état des infrastructures bruxelloises. Le MR demande une accélération des investissements dans les tunnels, les viaducs et les ponts de la capitale.

Les tunnels Loi et Belliard figurent notamment parmi les chantiers que le parti souhaite voir avancer avant la fin de la législature. Pour les libéraux, le retard accumulé dans l’entretien des infrastructures risque à terme de peser lourdement sur la mobilité et sur les finances régionales.

Ils refusent également que les difficultés budgétaires de la Région conduisent progressivement à la fermeture définitive de certains tunnels. Leur proposition consiste plutôt à revoir les priorités d’investissement, à mobiliser davantage les financements disponibles et à renforcer le recours à Beliris pour certains grands projets.

Pour le MR, la rénovation des infrastructures ne constitue donc pas un dossier isolé : elle doit s’inscrire dans une stratégie générale visant à améliorer la fluidité des déplacements et à garantir durablement l’accessibilité de Bruxelles.