Après 19 mois, Bruxelles est toujours dans le flou budgétaire

Près de deux ans après les élections, la Région bruxelloise reste plongée dans l’incertitude sans gouvernement de plein exercice et sans trajectoire budgétaire. Ce mardi 20 janvier, la coalition « Guinness » (PS–Les Engagés–Ecolo–DéFI–Groen–Vooruit) devrait entamer des discussions sur l’élaboration du budget 2026. Une urgence absolue, alors que le mois de février approche et que Bruxelles fonctionne toujours sous le régime des douzièmes provisoires et sans cap clair. 

Pourtant, en décembre dernier, le formateur des Engagés, Yvan Verougstraete, ambitionnait une véritable trajectoire budgétaire visant une réduction du déficit d’un milliard d’euros sur les années 2026, 2027, 2028 et 2029, ainsi que la mise en place d’un gouvernement de plein exercice. Force est de constater qu’à ce jour, ces annonces sont restées lettre morte. Aucun accord, aucune trajectoire crédible, aucun gouvernement stable : rien n’a été concrétisé. 

Alors une question centrale subsiste : qui pilote encore Bruxelles ? 

Les interrogations sont aujourd’hui légion. Comment ce budget 2026 va-t-il être construit ? 
Avec quel pilote politique ? Avec quels partenaires réellement capables d’assumer des choix difficiles ? Après 19 mois de discussions, la coalition « Guinness » peine encore à dégager une vision claire, ce qui peut susciter des interrogations quant à sa capacité à rassurer et à rassembler durablement les Bruxellois. 

La position du MR est claire et constante 

Du côté du Mouvement Réformateur, nous analyserons avec sérieux et responsabilité tout texte qui serait soumis au Parlement bruxellois. Mais nos lignes rouges sont connues et assumées : 

  • Pas de nouvelles taxes car elles pénaliseraient encore les citoyens et les entreprises 
  • Une réduction structurelle des dépenses publiques et des réformes de fond 

Il n’est pas question pour le MR de remettre « une pièce dans le juke-box » du gouvernement sortant, ni de cautionner les recettes éculées d’une gauche qui a plongé Bruxelles dans la situation financière alarmante que nous connaissons aujourd’hui. 

Une coalition périlleuse dès le départ 

Dès le mois de décembre, le MR avait alerté sur les risques de la tentative de coalition « Guinness » : une majorité francophone extrêmement étroite et, surtout, aucune majorité du côté néerlandophone. Écarter le premier parti de la Région était un pari dangereux. Les limites de cette stratégie apparaissent désormais au grand jour. 

Le MR prêt à peser pour le changement 

Avec 20 députés bruxellois, le MR entend jouer pleinement son rôle de premier parti. Nous voulons peser pour de vraies réformes, pour un changement de cap, et pour une gestion responsable au service des Bruxelloises et des Bruxellois.  

Bruxelles mérite mieux que l’improvisation permanente et les compromis faibles. Elle a besoin de clarté, de courage politique et d’un projet crédible pour redresser ses finances et préparer son avenir.