Bruxelles, le 12 décembre 2025
Ce jour, le Parlement bruxellois a validé l’augmentation du prix du titre-service d’1,20€, couplée de la suppression de la déduction fiscale et du plafond des frais administratifs. Le risque est grand : une diminution de la consommation des titres et un retour du travail au noir. Le MR s’y est opposé, après avoir proposé un dispositif plus équilibré.
Mis en place au début des années 2000, le système des titres-services a pour principal objectif de lutter contre le travail non-déclaré grâce à la déduction fiscale et une intervention des pouvoirs publics. Faute de gouvernement à Bruxelles, les aide-ménagères bruxelloises n’ont pu bénéficier de la revalorisation salariale (+0,77€ /heure) telle qu’appliquée en Wallonie, à l’initiative du MR, et Flandre depuis cet été. Une situation dénoncée par les libéraux.
« Il n’est plus acceptable qu’en 2025, une aide-ménagère soit moins bien payée à Bruxelles que dans les autres régions pour un travail identique. Mais cette revalorisation ne peut se faire au détriment des utilisateurs, en particulier les familles, les personnes isolées, les retraités. » explique Clémentine Barzin, cheffe de groupe MR au Parlement bruxellois.
Or le parlement a voté trois mesures combinées qui entrainent une augmentation incontrôlée du titre. Un véritable choc tarifaire. À partir du 1er janvier 2026, l’impact sur chaque utilisateur sera de près de 2,70€ par titre-service soit, selon la consommation moyenne, de 375€/an et par utilisateur. Le risque ? Que l’utilisation de titre diminue et qu’une partie des ménages décroche du système légal pour basculer vers le travail non-déclaré, ce qui fragilisera directement les droits sociaux des aide-ménagères elles-mêmes.
Pourtant, le MR avait déposé une proposition d’ordonnance responsable et équilibrée, permettant d’assurer la revalorisation salariale du secteur sans faire porter l’ensemble de l’effort sur les ménages.
Clémentine Barzin ajoute : « Nous avons déposé un texte permettant la revalorisation salariale des aide-ménagères comme nous l’avons fait en Wallonie en augmentant le moins possible le prix du titre-service, en maintenant la déduction fiscale et en garantissant la stabilité du système. Nous regrettons fortement la proposition votée aujourd’hui, qui pourrait entrainer un retour en arrière et impacter les conditions de travail des aide-ménagères. »
Le MR bruxellois restera attentif à la mise en œuvre de la revalorisation salariale et à l’impact que ces mesures pourraient avoir sur la consommation et par conséquent, sur les conditions de travail des aide-ménagères.

