Bruxelles a été secouée ces dernières semaines par une nouvelle flambée de violences liées au narcotrafic. Cette situation n’est pas acceptable : les Bruxellois doivent pouvoir vivre, travailler et se déplacer dans leur ville sans avoir peur.
Face à l’urgence, le Ministre-Président Boris Dilliès a réuni fin août le Comité Régional de Sécurité (CORES) afin de mettre les différents acteurs autour de la même table et créer une dynamique collective : le Ministre de l’Intérieur Bernard Quintin, la Ministre de la Justice, le Procureur du Roi de Bruxelles, la police fédérale et locale et les bourgmestres ont répondu présent.
« La lutte contre le narcotrafic ne peut pas être menée chacun dans son coin. Mon rôle est de coordonner les différents acteurs et de m’assurer que tous les leviers disponibles sont mobilisés. C’est en travaillant ensemble que nous pourrons faire reculer durablement ces violences », a expliqué le Ministre-Président.
Renforts humains et technologiques
Au niveau fédéral, Bernard Quintin a annoncé le déploiement de 40 policiers supplémentaires à Bruxelles, pour renforcer les patrouilles et les capacités d’enquête. Au niveau local, un renfort provenant d’autres zones de police viendra appuyer la zone Midi, couvrant Anderlecht, Forest et Saint-Gilles. La coordination entre les zones sera également renforcée avec la mise en place d’un « Gold Commander », permettant un commandement opérationnel commun à l’échelle bruxelloise.
La technologie sera elle aussi mise au service de la sécurité : 20 caméras mobiles sont actuellement déployées dans les quartiers concernés. Elles seront complétées par 20 autres caméras dans les prochaines semaines.
Une coordination permanente sera mise en place au sein de safe.brussels afin d’améliorer la circulation de l’information entre les différents acteurs.
Reprendre le contrôle de nos quartiers
Cette coordination sera renforcée par le futur Commissaire régional aux drogues, dont le recrutement est en cours. Il sera chargé de faire évoluer la stratégie régionale de lutte contre le narcotrafic.
Les communes ont également un rôle essentiel à jouer, notamment dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le contrôle des commerces susceptibles de servir aux réseaux criminels.
La lutte ne se gagnera pas en quelques semaines. Mais en unissant nos forces et en agissant sur tous les fronts, nous pouvons reprendre progressivement le contrôle de nos quartiers.
La rue doit appartenir aux Bruxellois, pas aux trafiquants.

