On l’avait promis, on le fait : Bruxelles se débarrasse de ses blocs de béton

La récréation urbaine est terminée : il est temps de ranger les quelque trois mille blocs de béton qui enlaidissent nos rues pour que Bruxelles retrouve enfin ses couleurs. Sous l’impulsion du Ministre-Président Boris Dilliès et de la Secrétaire d’État Audrey Henry, les premiers blocs ont été retirés symboliquement, marquant le début d’un changement concret dans l’espace public bruxellois. Ce geste n’est pas anecdotique : il traduit une volonté claire de tourner la page d’une politique de l’improvisation et du bricolage permanent, qui a trop longtemps donné à notre capitale un visage gris, désordonné et peu accueillant.

Depuis 2016, ces blocs de béton se sont multipliés à travers toute la Région, souvent sans vision d’ensemble, au gré de décisions ponctuelles et de dispositifs dits « temporaires » qui n’en finissaient plus. Carrefours défigurés, trottoirs encombrés, axes structurants transformés en parcours d’obstacles : les Bruxelloises et les Bruxellois ont payé le prix d’un urbanisme de la contrainte, qui sacrifiait la lisibilité et l’esthétique des lieux sans toujours améliorer la sécurité. Il était temps de remettre de l’ordre et de la cohérence dans ce patchwork de blocs, de bacs et de barrières qui donnaient parfois l’impression d’une ville en chantier perpétuel.

La première étape a consisté à objectiver la situation : un cadastre complet des blocs a été réalisé par Bruxelles Mobilité, ainsi qu’un calendrier précis de retrait et de réaménagement. Cette approche méthodique démontre que l’on ne se contente pas de slogans. Elle permet de hiérarchiser les interventions, de coordonner les chantiers avec les communes et de garantir que chaque retrait s’accompagne d’une réflexion sur l’usage futur de l’espace libéré. Car l’objectif n’est pas de laisser des vides, mais de recréer des lieux agréables, lisibles et fonctionnels, au bénéfice de tous les usagers.

Le retrait progressif des blocs doit ainsi s’inscrire dans un projet positif pour Bruxelles : des trottoirs plus dégagés, des espaces publics plus accueillants, une circulation mieux organisée et une ville qui assume pleinement son rôle de capitale européenne. En mettant fin à cette prolifération de béton, le gouvernement entend redonner à Bruxelles l’image qu’elle mérite : celle d’une ville ouverte, chaleureuse, où l’on a envie de se promener, de travailler, d’investir et de vivre. Une ville qui sécurise les déplacements sans transformer chaque rue en parcours militaire.

« On l’avait promis, on le fait » : la formule résume la philosophie de cette nouvelle étape. Là où beaucoup avaient pris l’habitude d’annoncer sans agir, le gouvernement Dilliès choisit de passer à l’exécution, de manière visible et mesurable. Les Bruxelloises et les Bruxellois pourront constater, semaine après semaine, la disparition de ces blocs et la réappropriation de leur cadre de vie. C’est une façon concrète de restaurer la confiance dans l’action publique : dire ce que l’on fait, et faire ce que l’on dit.

Bruxelles est belle. Elle l’a toujours été, malgré les couches de béton et les dispositifs temporaires qui ont parfois tenté de le faire oublier. En rangeant les blocs et en repensant l’espace public avec soin, nous faisons le choix de la mettre à nouveau en valeur. Bruxelles mérite mieux qu’un décor de chantier permanent : elle mérite que l’on montre, enfin, le meilleur de ce qu’elle est.