Pour les députés Kristela Bytyci et Sadik Köksal, la pagaille a assez duré à la Place Sainctelette

Depuis plusieurs mois, la place Sainctelette et ses environs sont devenus un cauchemar pour des milliers de personnes. Klaxons, bouchons interminables, transports en commun perturbés : les riverains, les commerçants et tous les usagers du quartier nord paient chaque jour le prix d’une gestion chaotique des chantiers régionaux.

C’est pour porter leur voix que Kristela Bytyci et Sadik Köksal, tous deux députés MR au Parlement bruxellois, ont interpellé le gouvernement bruxellois.

Le projet de réaménagement de la place Sainctelette consiste à transformer cette zone en une place permettant de franchir le canal, mais aussi à réduire les accidents trop fréquents et créer des espaces plus agréables pour les piétons et les cyclistes. Cela, c’est pour la théorie. Car dans la pratique, moderniser ce n’est pas laisser les usagers dans le chaos.

Depuis 3 mois, certains ponts ne disposent plus que d’une seule bande de circulation, reportant tout le trafic automobile sur un seul pont, avec pour conséquence des files interminables, des temps de trajet doublés et un accès compliqué aux commerces. Et ce toute la journée.

Mais la désorganisation ne s’arrête pas là. Depuis août 2025, la ligne de tram 51 est interrompue entre la station Belgica et l’arrêt Marguerite Duras, dans le cadre de ce même chantier. Initialement annoncée jusqu’à la fin du mois de juin, cette interruption a été prolongée jusqu’à la fin de l’année, voire jusqu’en décembre 2026. Résultat : des milliers d’usagers ont perdu la correspondance directe avec les lignes de métro 2 et 6 à la station Yser, un axe vital pour plusieurs quartiers densément peuplés.

« Les chantiers régionaux s’accumulent, sans véritable coordination, sans information suffisante pour les habitants » clame Kristela Bytyci.
« J’ai posé des questions précises et indispensables au gouvernement bruxellois : quelle est la date de fin réelle de ces travaux ? Bruxelles Mobilité qui pilote le projet a-t-elle mesuré l’impact concret sur la circulation dans le quartier Nord ? Quelles mesures sont prévues pour alléger le trafic d’ici la fin du chantier ? Et surtout : les riverains ont-ils été correctement informés et concertés ? » Des questions de bon sens.

De son côté, Sadik Köksal a interpellé la Ministre de la Mobilité sur l’interruption du tram 51 et l’absence de véritables alternatives pour les usagers. « Les gros chantiers avec suppressions de lignes de trams ont des conséquences importantes pour les usagers, qui en sont les premières victimes. Il est essentiel de respecter les délais et, entre temps, d’offrir de réelles alternatives, car celles-ci sont souvent inexistantes ou mal adaptées, notamment lorsqu’un tram est remplacé par un bus insuffisant » interpelle le député.

Sadik Köksal a notamment demandé à la Ministre quelles solutions concrètes ont été mises en œuvre pour remplacer le tram 51, si des dispositions particulières ont été prises pour les personnes à mobilité réduite, et si une évaluation de l’impact sur la fréquentation du réseau et la congestion a été réalisée.

Quand on prend du recul, la place Sainctelette, c’est finalement le symbole de tout ce qui ne va pas avec la gestion de la mobilité à Bruxelles. Des chantiers qui s’éternisent, des usagers pénalisés constamment, des commerçants qui voient leur chiffre d’affaires fondre comme neige au soleil.

« Que veut-on ? Que tout le monde fuie notre région ? Quand on n’est pas concerné, on a tendance à fermer les yeux. En tant que députée, je veillerai à ce que personne ne soit délaissé. Mes questions ne resteront pas sans réponse, et surtout je veux que ces réponses apportent des éléments nouveaux et utiles pour les concernés. Ceux-là même qui auraient dû être présents avant de débuter ces travaux » conclut Kristela Bytyci.