Cette semaine, Clémentine Barzin était invitée dans l’émission Bonsoir Bruxelles, animée par Fabrice Grosfilley sur BX1, pour aborder la réforme de l’administration bruxelloise menée par le nouveau gouvernement régional.
La députée libérale a d’abord rappelé le contexte dans lequel s’inscrit cette réforme, où les administrations représentent 23 % du budget régional, soit environ 1,8 milliard d’euros sur un budget de quelque 7,6 milliards.
Pour rappel, le nouveau gouvernement a hérité d’un déficit budgétaire de 1,5 milliard d’euros qu’il compte ramener à l’équilibre en 2029. Pour ce faire, la trajectoire doit être rapidement maîtrisée. Les efforts pour 2027 permettent d’entrevoir un déficit déjà réduit à 719 millions. Vu l’importance des dépenses de personnel, c’est là, bien sûr, que des effets de masse peuvent être dégagés.
« Sous la précédente législature (PS, Ecolo, DéFI), 3.500 agents supplémentaires ont été engagés, ce qui représente une augmentation de 39 % des effectifs de la fonction publique régionale. La multiplication des structures administratives a pesé sur les finances régionales et complexifié le fonctionnement des services publics », a expliqué Clémentine Barzin.
25 entités regroupées en 4 piliers
Ce que propose le gouvernement, sous l’impulsion des libéraux : un recentrage des 25 entités publiques autour de quatre piliers et une réorganisation en profondeur de l’administration bruxelloise.
Mais ce changement ne se fait pas sans garanties ni balises importantes : « Pas question de procéder à des licenciements secs, le gouvernement vise les départs naturels et les départs volontaires. Le moratoire, instrument important de réforme, représente une réduction de dépenses notable de 75 millions d’euros. Afin d’affecter le personnel au bon endroit, un pôle de compétences facilitera la mobilité des agents », précise la députée.
La parlementaire a tenu à rappeler que, dans cette perspective de redressement de la situation budgétaire de la Région bruxelloise, les responsables politiques prennent eux aussi leur part de l’effort, notamment à travers : une réduction de 20 % des frais des cabinets ministériels ; la vente du siège historique du ministre-président ; une diminution de 5 % de la rémunération des parlementaires bruxellois et une diminution de 10 % du budget du Parlement.
5/ Masculinisme : le MR soutient une proposition de résolution pour lutter contre le phénomène à Bruxelles
Ce mardi, la commission Égalité des chances et Droits des femmes du Parlement bruxellois a adopté une proposition de résolution visant à lutter contre le masculinisme. Le texte, cosigné par des Députés de la majorité régionale, dont le MR, entend mieux prévenir ce phénomène auprès des jeunes. Pour la Députée Kristela Bytyçi, cette question « concerne tout le monde ».
Pour rappel, le masculinisme désigne un ensemble de discours qui présentent les hommes comme victimes des avancées en matière d’égalité et qui remettent en cause les droits des femmes.
Un jeune sur dix adhère au masculinisme
Le Forum des Jeunes a interrogé plus de 2.000 jeunes, à la demande de la commission Jeunesse du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Résultat : près de trois quarts des jeunes francophones de Belgique ont déjà entendu parler du masculinisme, tandis qu’un sur dix déclare y adhérer.
« Cette question dépasse l’aspect idéologique. C’est quelque chose qui concerne tout le monde. » déclare la Députée Kristela Bytyçi. « Lorsqu’une jeune fille hésite à écrire en ligne par peur d’être insultée, lorsqu’une adolescente découvre son visage plaqué sur un corps nu fabriqué par une intelligence artificielle et diffusé dans sa classe via des réseaux sociaux toujours plus présents, lorsqu’une femme est ciblée parce qu’elle s’exprime dans l’espace public, ce n’est jamais une simple attaque individuelle, c’est une tentative de restreindre la liberté des femmes, cette liberté d’exister, de s’exprimer et de participer pleinement à la vie de notre société. »
La résolution prévoit de former les acteurs de terrain qui côtoient les jeunes au quotidien ; de former les administrations, les écoles, les policiers et les cellules EVA afin de mieux identifier ce phénomène et accompagner les victimes ; de charger Safe.brussels, l’administration bruxelloise de la sécurité et de la prévention, de mener une étude sur les conséquences du masculinisme en Région bruxelloise.

