Alors que Yvan Verougstraete et sa coalition « Good Move » entament à peine les négociations en vue de former un gouvernement bruxellois, le ton est déjà donné : c’est la classe moyenne qui va trinquer ! Après avoir voté la fin de la déductibilité fiscale des titres-services, une nouvelle taxe est mise sur la table ciblant directement les travailleurs. Un report de l’effort budgétaire sur la classe moyenne, dénoncé par le MR bruxellois et sa cheffe de groupe, Clémentine Barzin.
Alors que les négociations débutent pour former un nouveau gouvernement réunissant les partis des majorités Vervoort II et Vervoort III, certaines propositions émergent. Parmi elles, la volonté d’alourdir encore la fiscalité pesant sur les usagers de la route par l’instauration d’une taxe automobile supplémentaire.
Une telle mesure comporte un risque majeur : accentuer l’exode des Bruxellois et des entreprises vers les autres régions, pénalisant encore l’attractivité de Bruxelles. Le MR dénonce ainsi un isolement croissant de la capitale, en totale contradiction avec le message clair envoyé par les électeurs, qui ont appelé lors des élections à une refonte complète de la politique de mobilité bruxelloise.
Le déficit de la Région bruxelloise est abyssal et atteint à nouveau 1,55 milliard d’euros en 2025. Pourtant, au lieu d’engager les réformes et efforts budgétaires indispensables pour réduire les dépenses publiques, les négociateurs envisagent déjà des mesures qui s’attaquent directement à la classe moyenne.
« Après la fin de la déductibilité fiscale des titres-services et le retour de l’application stricte de la LEZ, la coalition Good Move propose désormais une taxe automobile. Au lieu de diminuer un appareil public bruxellois obèse, ils font le choix de s’en prendre à celles et ceux qui travaillent à Bruxelles. Le MR s’y oppose fermement » déclare Clémentine Barzin, cheffe de groupe MR au Parlement bruxellois.

