Au Parlement bruxellois, l’opposition a déposé une proposition de résolution contre le projet de loi fédéral relatif aux visites domiciliaires, alors même que les débats n’étaient pas terminés au niveau fédéral. Face à cette manœuvre, le Groupe MR a défendu le texte, d’abord en commission Finances et Affaires générales par la voix de sa Cheffe de groupe, Loubna Azghoud, puis en séance plénière avec la Députée Aline Godfrin.
En commission, Loubna Azghoud clarifie les faits et l’objectif du texte
Dès l’ouverture des débats en commission, Loubna Azghoud a tenu à recadrer la discussion : « Le texte ne vise pas les personnes migrantes, mais uniquement celles qui représentent un danger pour la sécurité nationale et l’ordre public, et ne peut être mis en œuvre qu’à la suite d’une décision d’un juge d’instruction ».
La Cheffe de groupe a également regretté que l’opposition impose un débat sur une version dépassée du texte : « La proposition de résolution a été déposée sur une ancienne mouture du texte fédéral. Depuis, celui-ci a évolué grâce aux auditions et aux experts. Nous débattons donc de manière hypothétique d’un texte qui n’est pas encore définitif. »
« Il ne s’agit pas d’instaurer un nouveau ICE Belgium » éclaire notre Cheffe de groupe
Dans un article accordé à la DH, Loubna Azghoud précise : « Il n’est pas question de créer une police qui chasserait tous les migrants. Ce texte vise les personnes qui ont commis des faits graves tels que des viols, qui sont liées au terrorisme ou au narcotrafic. »
Elle rappelle également l’enjeu sécuritaire auquel la Belgique est confrontée : « Nous sommes face à une urgence nationale en matière de sécurité en Belgique. Nous devons pouvoir agir contre ceux qui représentent une menace réelle pour nos concitoyens. »
En plénière, la députée Aline Godfrin rappelle l’enjeu de sécurité
Lors du débat en plénière, la Députée libérale Aline Godfrin a souligné l’importance du projet pour la sécurité nationale et l’ordre public.
« Aujourd’hui, certains illégaux, parfois multirécidivistes et connus des services de police et de la justice, ne sont pas renvoyés malgré de nombreux ordres de quitter le territoire, car ceux-ci ne sont pas exécutés. Ce projet répond à une demande directe des services de terrain et de l’Office des étrangers pour renvoyer rapidement les profils les plus dangereux : des prêcheurs de haine comme Fouad Belkacem, des sympathisants du terrorisme, des narcotrafiquants, présents illégalement en Belgique et qui représentent un danger direct pour notre sécurité nationale ou l’ordre public. Ces personnes ont volontairement trahi les valeurs de notre société et choisi de rompre le pacte social. Pourquoi l’État se montrerait-il accueillant ou laxiste envers elles, au détriment de la sécurité de nos citoyens ? »
Le MR a également dénoncé la désinformation entretenue par Ecolo, le PS et DéFI, qui tentent de faire croire que la mesure viserait toutes les personnes issues de l’immigration. « La gauche manipule la vérité à des fins électoralistes. C’est son fonds de commerce, mais c’est délétère pour la démocratie. Il n’est évidemment pas question de criminaliser l’immigration, mais il n’est pas question non plus de se montrer solidaires de criminels ou de ceux qui ne respectent pas nos lois ni nos valeurs. »
Aline Godfrin a rappelé que le Groupe MR est le groupe le plus diversifié de l’hémicycle bruxellois, représentant plus d’une dizaine d’héritages culturels. « Avec ce projet de loi, nous défendons une mesure forte pour la sécurité de tous les citoyens, indépendamment de leur origine. N’oublions pas que ce sont souvent les personnes d’origine étrangère qui sont les premières victimes des politiques laxistes dans les quartiers populaires, ou victimes d’amalgames. »
Une fois de plus, la gauche a choisi le camp de la désinformation et du laxisme. Le MR, lui, choisit celui de l’action et de la sécurité pour toutes et tous.

