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Loubna Azghoud, une nouvelle voix pour incarner le cap libéral au Parlement bruxellois 

Vingt-deux ans d’opposition. Plus de 600 jours de blocage institutionnel. Et enfin, un gouvernement où les libéraux sont à la manœuvre.  

C’est dans ce contexte inédit que Loubna Azghoud, a pris la parole pour la première fois en tant que cheffe de groupe du MR au Parlement bruxellois. Une intervention à la fois solennelle et emprunte de détermination, à l’image du moment politique que traverse la Région. « Enfin un gouvernement. Enfin un message fort adressé aux Bruxelloises et aux Bruxellois », s’est-elle exclamée à la tribune du Parlement. 

Dès les premières phrases, le ton est donné : Bruxelles ne peut plus regarder dans le rétroviseur. Elle doit se projeter. Et le Mouvement Réformateur entend pleinement assumer la responsabilité que les électeurs lui ont confiée en faisant du MR le premier parti de la capitale. Plus de 100.000 Bruxelloises et Bruxellois ont voté pour le changement.  

Organiser le redressement, pas gérer le déclin 

« Nous ne revenons pas pour gérer le déclin, mais pour organiser le redressement. » soutient la Cheffe de groupe.  

Pour Loubna Azghoud, l’enjeu dépasse la seule formation d’un exécutif. Il s’agit de restaurer la crédibilité d’une Région fragilisée par l’instabilité politique, la dérive budgétaire et la perte de confiance. La constitution d’une majorité de 55 sièges sur 89, sous l’impulsion du MR, met fin à une paralysie qui menaçait de conduire Bruxelles vers des crédits provisoires et une impasse financière, creusant toujours plus le déficit, déjà abyssal. 

La nouvelle cheffe de groupe a tenu à saluer le travail collectif mené depuis le 9 juin 2024 par les négociateurs, les députés et les équipes de l’ombre. Elle a également rendu un hommage appuyé à Clémentine Barzin, dont elle reprend la fonction « avec humilité », saluant son exigence, sa constance et son sens du collectif. Loubna Azghoud souligne : « Son leadership a permis au groupe de rester uni et crédible dans la période la plus difficile qu’ait connue notre Région. » 

La rigueur budgétaire comme condition d’une confiance restaurée 

Réduire le déficit d’un milliard d’euros d’ici 2029 et retrouver l’équilibre budgétaire n’est pas un slogan mais une exigence. La dégradation de la note régionale par Standard & Poor’s a rappelé que l’endettement n’est pas abstrait : il se traduit par des intérêts plus lourds qui pèseront sur nos enfants et une perte de marges de manœuvre. La cheffe de groupe martèle : « Si une entreprise avait géré ses finances de la sorte, elle serait en faillite. Si c’était une famille, elle serait à la rue depuis longtemps. » 

Le cap est annoncé : pas d’augmentation d’impôts, mais 80 % de l’effort porté sur la maîtrise des dépenses, la rationalisation administrative, la transparence budgétaire et la fin des doublons. Fusionner, simplifier, rendre lisible : pour le MR, plus de rigueur aujourd’hui, c’est davantage de prospérité demain. 

Mobilité : tourner la page des divisions 

Autre signal fort : la fin de Good Move. Loubna Azghoud n’a pas nié les objectifs initiaux du plan, mais elle a dénoncé ses effets concrets : tensions entre usagers, manque de concertation, sentiment d’injustice. « La mobilité ne peut plus être une punition sociale. Elle doit redevenir une solution. » 

Le futur plan devra être pragmatique, concerté, centré sur la sécurité routière et sur l’adhésion des habitants et des commerçants. La transition écologique reste une nécessité, mais elle ne peut se faire sans tenir compte de la réalité sociale. Le plafonnement des amendes liées à la LEZ et la mise en place d’un pass plus accessible en sont l’illustration. 

Emploi et dignité : 70 % d’ici 2030 

Pour la nouvelle cheffe de groupe, le redressement passe aussi par l’emploi. Fixer un objectif de 70 % de taux d’emploi d’ici 2030, ce n’est pas afficher un chiffre, c’est affirmer une ambition d’émancipation. Loubna Azghoud, active dans la commission des affaires économique et de l’emploi depuis son entrée au Parlement rappelle : « Le travail n’est pas une statistique, c’est un moteur d’autonomie. » 

Zéro mois perdu pour les demandeurs d’emploi, réforme d’Actiris pour en faire un véritable acteur d’accompagnement, simplification des aides, attention aux métiers en pénurie : Bruxelles ne peut plus accepter d’être la championne du chômage au cœur de l’Europe. 

Autorité publique et cadre de vie 

Sécurité, propreté, lutte contre le trafic de drogues, renforcement de la police de proximité : Loubna Azghoud a insisté sur le retour de l’autorité publique. Plan spécifique pour les gares, commissaire régional antidrogue, caméras intelligentes interconnectées, coordination accrue : « La sécurité est la première des libertés. » 

Même exigence sur la propreté et l’espace public : une capitale européenne ne peut s’habituer aux dépôts clandestins et à l’abandon. Les engagements pris devront produire des résultats concrets. 

Un cap, un capitaine, un contrôle exigeant 

Le groupe MR exercera un contrôle loyal, constructif et ferme. « Fini les chèques en blanc. Nous vous donnons un mandat exigeant. » Loubna Azghoud entend incarner au Parlement un libéralisme bruxellois à la fois sérieux et déterminé, attentif aux équilibres et centré sur les priorités : sécurité, emploi, logement, mobilité, propreté, cohésion. 

La cheffe de groupe conclut : « Bruxelles ne manque pas d’atouts. Elle manquait d’un cap et d’un capitaine. Ce gouvernement, avec à sa tête Boris Dilliès et en son sein la Secrétaire d’État Audrey Henry aura toute notre confiance et notre appui depuis le Parlement. Au travail ! ».