Budget COCOM 2026 : le MR salue le retour à un budget de plein exercice et une trajectoire de responsabilité

Le groupe MR salue la présentation du budget 2026 de la Commission communautaire commune. Après 17 mois de douzièmes provisoires, la COCOM dispose enfin d’un budget de plein exercice. C’est une étape essentielle pour redonner de la visibilité aux acteurs de terrain, aux associations, aux administrations, à Vivalis, à Iriscare et à l’ensemble des secteurs sociaux et de santé bruxellois.

Même si ce budget n’est pas encore à l’équilibre, il marque une rupture importante : le déficit est désormais identifié, encadré et inscrit dans une trajectoire de retour à l’équilibre à l’horizon 2029. Pour le MR, cette trajectoire est indispensable. La responsabilité budgétaire n’est pas une obsession comptable : elle est la condition pour maintenir durablement des politiques sociales et de santé ambitieuses.

Le groupe MR souligne également les efforts réalisés sur les dépenses de fonctionnement. La diminution des moyens consacrés aux cabinets et au conseil, ainsi que les économies réalisées dans les dépenses générales de l’administration, constituent un signal positif. Avant de demander des efforts aux secteurs, il est normal que l’exemplarité commence par les structures publiques elles-mêmes.

Sur le fond, ce budget maintient plusieurs politiques essentielles pour les Bruxellois. En santé, le soutien à la médecine générale est préservé, notamment via le fonds Impulseo et l’aide aux jeunes médecins. La prévention reste financée, avec des moyens consacrés au dépistage, à la vaccination, aux assuétudes et à la médecine préventive. La santé mentale est également renforcée, dans un contexte où les besoins sont particulièrement importants à Bruxelles.

Le MR se réjouit aussi du maintien du soutien aux soins palliatifs, aux soins à domicile et à la première ligne. Ces politiques sont essentielles pour permettre aux Bruxellois, notamment aux personnes âgées ou en perte d’autonomie, de rester chez eux le plus longtemps possible avec un accompagnement adapté.

La dotation santé à Iriscare augmente également, ce qui constitue un signal fort pour les secteurs les plus sensibles : maisons de repos, maisons de soins psychiatriques, habitations protégées, revalidation et accompagnement des publics vulnérables. Le retour à l’équilibre ne peut pas se faire au détriment des personnes les plus fragiles.

En matière d’aide aux personnes, le budget confirme l’engagement de ne pas faire d’économies sur le sans-abrisme. Des moyens sont prévus pour soutenir des projets novateurs, renforcer la coordination du secteur via Bruss’Help et accompagner le New Samusocial. L’objectif doit être clair : sortir d’une logique uniquement centrée sur l’urgence pour construire des trajectoires plus durables vers l’autonomie et la réinsertion.

Le budget soutient également l’aide alimentaire, la lutte contre le non-recours aux droits, les dispositifs d’“aller-vers” et les politiques de proximité. Pour le MR, ces démarches sont essentielles : les personnes les plus précarisées ne franchissent pas toujours spontanément les portes des institutions. Il faut donc aller vers elles, simplifier les parcours et garantir un accès réel aux droits.

Le groupe MR salue aussi le maintien du soutien aux allocations familiales, qui restent un levier important de lutte contre la pauvreté infantile, ainsi que le financement des parcours d’accueil pour primo-arrivants via les BAPA et le CBAI. Ces politiques doivent être accompagnées d’un pilotage rigoureux, d’une évaluation claire des résultats et d’une attention constante à l’impact concret pour les familles bruxelloises.

Pour le MR, ce budget cherche à concilier deux exigences : protéger les publics les plus fragiles et garantir une gestion sérieuse des finances publiques. Pas de promesses sans financement, pas d’argent magique, mais une discipline budgétaire qui rend possible la solidarité et la rend durable.

« Ce budget n’est pas parfait, mais il remet la COCOM dans un cadre normal, donne de la prévisibilité aux acteurs de terrain et fixe un cap clair vers l’équilibre en 2029. Pour nous, la responsabilité budgétaire n’est pas l’ennemie du social. Au contraire, elle est la condition pour protéger durablement les Bruxellois les plus fragiles », conclut le groupe MR.