Le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin a présenté il y a une semaine une réforme visant à faciliter la fusion volontaire des zones de police partout en Belgique, sauf à Bruxelles où une zone de police unique serait imposée.
Selon lui, cette réforme doit permettre une police bruxelloise plus efficace, avec un commandement unique, une plus grande capacité d’intervention et une stratégie de sécurité cohérente à l’échelle de la capitale.
Le Mouvement Réformateur défend officiellement la création de cette zone de police unique à Bruxelles. Le parti estime que l’organisation actuelle des six zones de police bruxelloises n’est plus adaptée aux réalités sécuritaires de la capitale.
En effet, la criminalité, les trafics et les phénomènes de violence dépassent largement les frontières communales, rendant le système actuel trop fragmenté. Le parti plaide dès lors pour une structure unique dotée d’un commandement centralisé, d’une stratégie coordonnée et d’une capacité d’intervention renforcée.
Le texte présenté par le Ministre Quintin souligne les difficultés de coopération entre les différentes zones de police, mais aussi les nombreux doublons administratifs. Aujourd’hui, chaque zone dispose notamment de sa propre hiérarchie, de ses services administratifs ou encore de ses marchés publics. Pour le MR, une fusion permettrait de rationaliser les coûts et de redéployer davantage de moyens directement sur le terrain.
Le parti insiste toutefois sur le maintien d’une police de proximité avec un minimum d’un agent de quartier pour 2.000 habitants, ainsi que le maintien de commissariats accessibles et d’horaires adaptés aux besoins des citoyens. Concrètement, le projet soutenu par le MR prévoit la création d’une zone de police unique couvrant l’ensemble de la Région bruxelloise, regroupant environ 6.500 policiers et 1.000 agents logistiques. Un financement fédéral de 55 millions d’euros sur cinq ans est également prévu pour accompagner la réforme.

