Les déclarations de Thomas Dermine sur l’avenir de la Fédération Wallonie-Bruxelles ce matin dans la presse font largement réagir.
David Weytsman, Président du MR Bruxelles & Périphérie :
» Comme libéral, je suis favorable à une profonde modernisation de nos institutions. Nous devons simplifier l’État, supprimer les doublons, clarifier les responsabilités, réduire le nombre de ministres et de parlementaires et diminuer durablement le coût de la politique. Les institutions ne sont pas une fin en soi : elles doivent être évaluées en fonction de leur efficacité, de leur coût et du service qu’elles rendent aux citoyens. Mais réformer ne signifie pas fragmenter voire supprimer ce qui nous unit entre Wallons et Bruxellois « .
Le libéral rappelle que la Fédération Wallonie-Bruxelles n’est pas uniquement une structure administrative, mais aussi le principal lien institutionnel entre les francophones de Bruxelles et de Wallonie dans des matières essentielles comme l’enseignement, la culture, la jeunesse et le sport. « À l’heure où les défis exigent davantage de coopération, il ne faut évidemment pas affaiblir ce qui nous rassemble. Au contraire, une autre voie existe : celle d’un rapprochement beaucoup plus fort entre Bruxelles et la Wallonie. Des institutions et budgets davantage intégrées, une gouvernance plus lisible et un leadership renforcé politique plus fort. À l’image de ce qui existe en Flandre, nous devons rapprocher davantage nos institutions bruxelloises et wallonnes : simplifier les structures, rapprocher les niveaux de décision, renforcer les synergies et moderniser la Fédération Wallonie-Bruxelles, afin que Bruxelles assume pleinement son rôle de cœur de la francophonie belge. »
Opposer modernisation et Fédération Wallonie-Bruxelles est une erreur. La véritable responsabilité politique consiste à réformer ce qui doit l’être, à rationaliser les structures et à mieux utiliser l’argent public, tout en préservant ce qui fait la force de notre communauté francophone. Le débat n’est pas de savoir comment supprimer la Fédération Wallonie-Bruxelles, mais comment la rendre plus performante, plus efficace et mieux adaptée aux défis d’aujourd’hui. Les citoyens attendent des institutions qui fonctionnent, pas des querelles institutionnelles de politiques déconnectées de leurs préoccupations ».

